Symbole fort d'appartenance

Le besoin d’appartenance

L’appartenance à la famille humaine confère à toute personne une forme de citoyenneté mondiale, de droits et de devoirs, les hommes étant unis par une communauté d’origine et de destinée suprême ».

Jean Paul II, journée mondiale de la paix – 2005

Décripter l’appartenance

Tout d’abord, ce thème ouvre des possibles très riches. Qu’est ce que le sentiment d’appartenance et quelles sont ses finalités. Voilà quelques contributions du groupe que j’ai animé, pour engager la réflexion :

  • Un engagement qui incorpore et fidélise
  • Se ranger derrière une banière pour avancer ensemble, suite à un partage de vision par exemple
  • Participer à des communautés pour créer des liens, grandir et trouver de l’énergie
  • Se regrouper derrière des valeurs communes pour renforcer la cohésion et être rassuré.

Les liens sont nombreux avec les mots de JP II. L’idée principale que nous pouvons identifier est la notion d’un regroupement engageant qui fait communauté, permettant une dynamique relationnelle sécurisante et énergisante.

Un contributeur dans le groupe poursuit en donnant un exemple :  » l’appartenance dans le projet que nous avons lancé, c’est que tout le monde s’est senti important« . Et là, une petite lumière se rallume en moi, touchant à mon cadre de référence construit dans mes parcours de facilitateur (FIC Didascalis-Umami) et de coach (Coach & Team de Lékaala).

Appartenance et importance

Will Schutz (Pschycologue américain – 1925/2002 – « L’élément Humain ») conceptualise les processus qui permettent à des équipes de remplir leur mission de façon optimale. Les relations interpersonnelles et la motivation à contribuer passent par les sentiments d’importance, de compétence et d’amabilité. Les processus successifs à mettre en oeuvre pour rendre les équipes performantes sont l’ inclusion, le contrôle et l’ouverture (ICO).

Enfin, il précise qu’il entend par Inclusion le lien entre les personnes, le fait de recevoir de l’attention, de se sentir unique, la notion d’appartenance. L’autre est important et je suis important, je peux donc commencer à m’impliquer et à contribuer. La sensation dégagée est la présence, la sécurité et l’énergie.

Voilà pourquoi une rencontre d’intelligence collective commence systématiquement par un temps de mise en lien. Ce n’est pas un simple jeu pour commencer doucement ou mieux se connaitre mais un rituel essentiel. Il crée les conditions de la dynamique de groupe. Permettre ainsi à chacun d’arriver, de prendre sa place et de rentrer dans le collectif. Suis dedans ou dehors ?

Le sentiment d’appartenance va aussi se matérialiser par des visuels et des temps importants : le tee shirt aux couleurs d’une compagnie porté lors d’un évènement spécifique, un déjeuner de fin d’année, un projet associant tous les services, etc. Au final, tous ces exemples sont des rituels qui permettent de se sentir bien et de s’impliquer.

En quelque sorte, pour être tous « unis par une communauté d’origine et de destinée suprême ». La communauté est le groupe dans lequel j’évolue et sa destinée suprême l’objectif commun sur lequel il se retrouve pour contribuer. Finalement, on pourrait presque dire que :

L’être humain n’a aucun standard de qualité, hormis son besoin d’appartenance. »

Bernard ARCAND – Quinze lieux communs

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